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Concours de la Résistance 2018 : s'engager pour libérer la France

L'extrait sonore

S'engager pour libérer la France - compilation des extraits
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Compilation des extraits sonores : les débuts de la Résistance en Dordogne, son organisation et les combats de la Libération.
  • Témoin(s) :
    Andrieux Jeannette En savoir plus

    Jeannette Andrieux est née Roche en 1927 dans une famille d'agriculteurs. À la déclaration de guerre en 1939, elle réside à Périgueux et participe à l'engagement de sa famille dans la Résistance. Son frère, Samson Roche, entré dans la clandestinité en 1943, a été un résistant des groupes des Francs-tireurs et partisans (FTPF). Sa mère, Gabrielle Roche, a eu un rôle déterminant dans la protection de la famille Simler, israélites cachés chez elle. Parmi ses amis, de jeunes hommes du maquis ont été tués au combat, notamment à Niversac (Saint-Laurent-sur-Manoire) en mars 1944.

    Colin Yves En savoir plus

    Yves Colin est né en 1922, et était lycéen à la déclaration de guerre en 1939. Engagé dans l'armée française en 1940, il est mis en congés d'armistice en 1942. Requis par le Service du travail obligatoire (STO) en 1943, il cherche à s'y soustraire et entre en contact avec Marc Goldman (Mireille). Il rejoint un groupe de réfractaire et en septembre 1943 entre au maquis de Durestal (Cendrieux). Il suit une formation à l'école des cadres de Pelvézy (Saint-Geniès) avant d'être arrêté lors d'un combat en décembre 1943. Condamné à cinq ans de prison, il est transféré à la centrale d'Eysses (Lot-et-Garonne) où il participe au soulèvement de février 1944. Fin mai 1944 il est déporté à Dachau (Allemagne). Il revient à Périgueux en juin 1945.

    Cournil Lucien En savoir plus

    Lucien Cournil est né en 1926 dans une famille d'ouvriers. Son père, verrier, a établi sa famille à Saint-Lazare (Le Lardin-Saint-Lazare) où des liens d'amitiés se nouent avec leur voisin, Alexandre Ranoux. Lucien Cournil adhère aux Jeunesses communistes en 1942, et ses missions consistent à préparer la jeunesse en vue de la lutte armée. En mars 1944, lors d'une opération nocturne de propagande qui est surprise, il est blessé à la jambe. Évacué à l'hôpital de Clairivvre, il est caché à Villac où il continue son travail grâce à son agent de liaison, Suzanne Fleurence. À la Libération, il voyage en France et à l'étranger en raison des ses responsabilités à l'Union de la jeunesse républicaine de France, et aux Jeunesses communistes reconstituées. Puis il devient journaliste, jusqu'à sa retraite.

    Danède André En savoir plus

    André Danède est né en 1921 à Agonac. Il est ouvrier forestier dès 1934, et à la déclaration de guerre il n'est pas mobilisé. Requis par les Chantiers de jeunesse en 1942, il est concerné par le service du travail obligatoire (STO) à son retour en Dordogne. Avec de faux papiers il parvient à y échapper et devient en juin 1943 un résistant légal du groupe Gabrielli des Francs-tireurs et partisans (FTPF). Il se trouve pris dans le combat des Piles en juin 1944, puis participe à la libération de Périgueux et Angoulême avant d'être dirigé sur le front de l'Atlantique avec le 108e régiment d'infanterie. En Allemagne il est affecté à la garde de prisonniers, puis est démobilisé.

    Hauswirth Claudette En savoir plus

    Claudette Hauswirth est née en avril 1927 à Vergt dans une famille de commerçants. Son père, armurier, tenait un café à Vergt, lieu de rencontre du village. Au cours complémentaire à Périgueux en 1940, elle constate le rationnement et assiste à l'arrivée des troupes d'occupation en novembre 1942. Avec des jeunes gens de son âge elle manifeste sa désapprobation de l'occupation et distribue des documents clandestins à Périgueux. À Vergt, des groupes clandestins se forment, notamment le maquis Mireille installé à Durestal (Cendrieux), et son père participe à ce mouvement en cachant des armes. Après la Libération, elle épouse Alfred Hauswirth, résistant d'origine alsacienne.

    Laporte Robert En savoir plus

    Robert Laporte est né en 1924 dans l'Allier, et a suivi son père commerçant à Périgueux. Lycéen à la déclaration de guerre, il remplace son père, mobilisé, à la crèmerie. Il distribue des journaux de la Résistance avant de rejoindre l'Armée secrète en 1943. Requis par les Chantiers de jeunesse, il s'échappe pour rejoindre le groupe Marianne de l'Armée secrète, à Vergt. À la libération de la Dordogne il est instructeur au 26e régiment d'infanterie. Dirigé vers le front de l'Atlantique il rejoint Tizi-Ouzou (Algérie) en mai 1945. Il est démobilisé en décembre 1945 et reprend ses activités professionnelles.

    Lichtenberg Léon En savoir plus

    Léon Lichtenberg est né en Pologne en 1925. Sa famille, poussée par l'antisémitisme émigre en France, à Paris, en 1928. Puis en 1936 ses parents sont commerçants à Périgueux. En 1939 son frère s'engage volontaire dans l'armée française, et en 1943 sa famille échappe à une rafle. Il rejoint un maquis fin 1943, et début 1944 en compagnie de Ralph Finkler intègrent les Francs-tireurs et partisans (FTP-MOI) où il rencontre André Malraux. Après la libération du département il combat sur le front de l'Atlantique. À la Libération il entreprend des études de droit et devient avocat.

    Mazière Jeantin En savoir plus

    Jeantin Mazière est né en 1925 à Pierrefiche (Thiviers) dans une famille de métayers. Après la défaite française de 1940, il est en contact avec Maurice Puyregaud, membre du Parti communiste français, qui lui confie des tâches clandestines liées à la propagande. En 1942 il entre dans la Résistance auprès des Francs-tireurs et partisans (FTPF), où en qualité de légal il effectue des missions de liaison, de camouflage de parachutages. Avec la brigade Demorny il est engagé sur le front de l'Atlantique, puis en Allemagne. Démobilisé en octobre 1945, il devient exploitant agricole.

    Ranoux Michèle En savoir plus

    Michèle Ranoux est née en 1926 dans la région de Thiviers dans une famille d'agriculteurs. Son père, militant au Parti communiste poursuit son activité politique après la déclaration de guerre. En 1943, le parti communiste organise des groupes de jeunes en vue de la lutte armée. Jean Suret-Canale, chargé de cette mission en Dordogne, sollicite Michèle Ranoux dans la région de Thiviers. En contact fréquent avec les responsables locaux de la Résistance des Francs-tireurs et partisans (FTPF) et des maquis, Michèle Ranoux se déplace beaucoup à bicyclette. À la Libération, elle est appelée à la direction des Jeunesses communistes à Périgueux.

    Ranoux Roger En savoir plus

    Roger Ranoux est né en 1921 à Lavilledieu (Terrasson-Lavilledieu) dans une famille d'ouvriers. Son père, cheminot, était militant au Parti communiste et à la CGTU. Témoin de la visite du colonel de La Rocque à Terrasson vers 1935 et des manifestations de 1936, Roger Ranoux et ses deux frères adhèrent aux Jeunesses communistes en 1936. Après la défaite française de 1940 et l'interdiction du parti communiste, leurs activités militantes se poursuivent néanmoins. En mars 1943, il entre dans la clandestinité avec son frère Guy, et rejoignent un groupe de réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) en Corrèze. Il est adjoint au chef du groupe Lucien Sampaix des Francs-tireurs et partisans (FTPF) qui mène plusieurs opérations en Corrèze. En décembre 1943, il regagne la Dordogne avec le groupe Sampaix, et après plusieurs opérations Roger Ranoux rejoint l'état-major des Forces française de l'intérieur de Dordogne.

    Seret-Mangold Jean-Paul En savoir plus

    Jean-Paul Seret-Mangold est né en 1924 à Strasbourg. Comme de nombreux réfugiés alsaciens il est évacué en 1940 à Périgueux, où il rejoint l'Organisation de la résistance de l'armée (ORA). En 1942 il devient agent de liaison de l'Armée secrète, dont Charles Mangold, son père, est l'un des responsables en Dordogne. Plus tard, il rejoint le groupe d'Ancel (Diener) qui intègrera la brigade indépendante Alsace-lorraine. Il participe aux combats de Bois-le-Prince (Vosges) et à la libération de Strasbourg avant d'être démobilisé.

    Thouron Roland En savoir plus

    Roland Thouron est né en 1921 dans une famille d'agriculteurs. Lycéen à la déclaration de guerre en 1939, il rejoint la ferme familiale. À l'été 1941, il tient publiquement des propos contre le régime de Vichy, ce qui lui vaudra une condamnation à quinze jours de prison avec sursis (consulter le volet Ressources documentaires, Résistances au quotidien : Chants séditieux à Groléjac). Il est requis par les Chantiers de jeunesse en 1941 et à son retour en 1942, il participe avec son père à l'organisation de mouvements de Résistance, et à des parachutages. Après le débarquement des alliés le 6 juin 1944, il s'engage dans le groupe Bernard de l'Armée secrète (AS) et participe à de nombreuses missions, dont le sabotage de la voie ferrée Toulouse-Paris. Sur le front de l'Atlantique, il ne signe pas d'engagement et reprend les activités agricoles de la ferme familiale en décembre 1944.

    Vergnon Jean En savoir plus

    Jean Vergnon est né en 1925 à Cours-de-Pile d'un père employé de banque et d'une mère commerçante. Âgé de dix-huit ans à la déclaration de guerre, il se préparait au concours national de recrutement des professeurs de gymnastique. Lors de ses entrainements sportifs à Bergerac, il fait la connaissance de deux inspecteurs de police alsaciens qui lui proposent de former un groupe de résistants. En 1943 il est reçu au concours de professeur de gymnastique mais il est engagé en qualité de personnel civil au commissariat de Bergerac, grâce aux deux inspecteurs alsaciens. Affecté au service des cartes d'identité, il produit de nombreux faux documents pour la Résistance ou pour le sauvetage d'israélites, et communique également de nombreuses informations. En juin 1944 il est arrêté sur un contrôle d'identité et parvient à s'échapper : il entre alors dans le maquis de Bergeret (Maurice Loupias) de l'Armée secrète. Il s'engage dans son corps-franc et participe aux combats de Mouleydier et de la Ribeyrie (commune de Lembras), puis à la libération de Bergerac, période où il passe au groupe François Ier (Armée secrète). Sur le front de l'Atlantique en septembre 1944, il part pour l'Algérie avec le 26e régiment d'infanterie en mai 1945. Démobilisé en septembre 1945, il suit la formation de professeur de gymnastique à Paris puis devient enseignant à Bergerac durant toute sa carrière.

  • Description :

    Les débuts de la Résistance en Dordogne, son organisation et les combats de la Libération. Durée : 43 min 45 s.

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    Série d'extraits sonores sur les débuts de la Résistance en Dordogne, l'organisation de l'Armée secrète et des Francs-tireurs et partisans, et la participation des Résistants aux combats de la Libération.

    Consulter aussi :

    S'engager pour libérer la France

  • Sujet(s) :
    Armée secrète (AS), Francs-tireurs et partisans français (FTPF), Maquis, SOE (Special operations executive)
  • Lieu(x) :
    Atlantique, poches de l' (1944-1945), Bergerac, Cazoulès, Fanlac, Lardin-Saint-Lazare, le, Liorac-sur-Louyre, Montignac-sur-Vézère, Périgueux, Poches de l'Atlantique, Ribeyrie, la (commune de Lembras), Rochelle, la (Charente-Maritime), Sablou, camp du (commune de Fanlac), Thiviers, Veyrignac
  • Evénement(s) :
    Libération (1944-1945)
  • Personne(s) citée(s) :
    Badaroux Lucien (dit Alberte), Dubois Lucien, Juillat Roger, Mangold Charles (dit Vernois), Paquette Jean (dit Pommier), Peulevé Harry (dit Hilaire), Puyrigaud Maurice, Suret-Canale Jean

Photos

Toutes les pistes audio de l'extrait sonore

  • L'engagement de Vernois dans l'Armée secrète - Jean-Paul Seret-Mangold
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    Jean-Paul Seret-Mangold parle des premiers engagements de son père, Charles Mangold, dit Vernois.
  • Les premiers groupes de FTP à Montignac - Roger Ranoux
    En savoir plus
    Roger Ranoux parle des premiers groupes des FTP dans la région de Montignac dès 1940.
  • Cacher des documents à Thiviers - Jeantin Mazière
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    Jeantin Mazière décrit ses premiers contacts à Thiviers, avec Maurice Puyrigaud.
  • Naissance des FTP à Thiviers - Michèle Ranoux
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    Michèle Ranoux explique comment les FTP se sont constitués dans la région de Thiviers.
  • La constitution d'un groupe FTP à Montignac - Roger Ranoux
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    Roger Ranoux décrit l'organisation des volontaires de Montignac : après l'aide aux prisonniers du camp du Sablou, ils s'organisent pour former un groupe de FTP, qui prend le nom de Jacquou le Croquant.
  • Les débuts et l'organisation des jeunes - Lucien Cournil
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    Lucien Cournil explique comment les jeunes de la région du Lardin-Saint-Lazare se réunissait puis se sont organisés en groupes de FTP.
  • L'organisation des jeunes communistes - Michèle Ranoux
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    Avec Jean Suret-Canale, Michèle Ranoux participe à l'organisation des groupes de jeunes dans la région de Thiviers. Elle explique le fonctionnement en groupes de trois.
  • Entrée au maquis AS à Liorac - Yves Colin
    En savoir plus
    En 1943, Yves Colin refuse le service du travail obligatoire (STO) et prend contact avec Marc Goldman de l'Armée secrète. Il entre alors au maquis de Liorac.
  • Organisation d'un groupe de l'Armée secrète en Sarladais - Roland Thouron
    En savoir plus
    Roland Thouron explique comment s'est formé un groupe de l'Armée secrète dans la région de Veyrignac en 1943.
  • Le mouvement Combat en 1943 - Robert Laporte
    En savoir plus
    Robert Laporte parle du mouvement Combat en 1943, et de son organisation en sizaine.
  • La création d'une école des cadres FTP - Roger Ranoux
    En savoir plus
    Roger Ranoux parle de la création, de l'organisation et du fonctionnement d'une école des cadres FTP à Fanlac en 1943.
  • Diffusion de tracts à Périgueux - Claudette Hauswirth
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    Claudette Hauswirth, alors lycéenne à Périgueux sous l'Occupation, parle de l'action des jeunes, en particulier de la distribution des tracts.
  • Les sabotages et le rôle du SOE - Roger Ranoux
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    Roger Ranoux parle des sabotages et du rôle du Special operations executive (SOE) et de son chef local, le major Harry Peulevé.
  • Le combat de la Ribeyrie - Jean Vergnon
    En savoir plus
    Jean Vergnon parle du combat de la Ribeyrie le 14 juin 1944, l'un de ceux qui a permis la libération de Bergerac.
  • Les parachutages : l'armement et sa distribution - André Danède
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    André Danède parle du contenu des parachutages et de la distribution des armes et explosifs, utilisés notamment pour l'exécution de sabotages.
  • Les sabotages ferroviaires - Roland Thouron
    En savoir plus
    Roland Thouron décrit les sabotages ferroviaires sur la ligne Toulouse-Paris dans la région de Cazoulès après le débarquement des Alliés en Normandie.
  • Souvenirs de la libération de Périgueux - Jeannette Andrieux
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    Jeannette Andrieux se souvient de la libération de Périgueux au mois d'août 1944.
  • La libération de Bergerac - Jean Vergnon
    En savoir plus
    Jean Vergnon parle de la libération de Bergerac, de la liesse populaire, des arrestations de collaborateurs mais aussi des nouveaux Résistants et des femmes tondues.
  • La Libération puis le front de l'Atlantique - André Danède
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    André Danède parle des combats de la Libération et du front de l'Atlantique, où il est engagé à La Rochelle avec le 108e régiment d'infanterie FFI. Il évoque les conditions sanitaires difficiles et l'âpreté des combats.
  • La Rochelle : le front oublié - Léon Lichtenberg
    En savoir plus
    Léon Lichtenberg, qui commande une compagnie dans la région de La Rochelle, décrit la situation militaire et le sentiment d'abandon de ce front par les Alliés.