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Parachutages en Dordogne

L'extrait sonore

Les parachutages - Compilation des extraits
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Compilation des extraits sonores sur les parachutages d'hommes et de matériel en Dordogne, mais aussi en Corrèze (mission Marshall).
  • Témoin(s) :
    Cadalen Jacques En savoir plus

    Jacques Cadalen est né en 1923 à Gageac-et-Rouillac dans une famille d'agriculteurs originaires de Bretagne. Lors de la déclaration de guerre en 1939, ses quatre frères sont mobilisés. En juillet 1943, il est requis par les Chantiers de la jeunesse et en février 1944 s'y soustrait. Il regagne les rangs de l'Armée secrète et intègre le corps-franc Louis à Saint-Pierre-d'Eyraud. Agent de liaison auprès du commandant Pinson, il est également chargé du transport de parachutages. À Bordeaux fin août 1944, il est dirigé sur le front de l'Atlantique, puis vers l'Alsace avec le 126e régiment d'infanterie et enfin en Allemagne, jusqu'en novembre 1945.

    Danède André En savoir plus

    André Danède est né en 1921 à Agonac. Il est ouvrier forestier dès 1934, et à la déclaration de guerre il n'est pas mobilisé. Requis par les Chantiers de jeunesse en 1942, il est concerné par le service du travail obligatoire (STO) à son retour en Dordogne. Avec de faux papiers il parvient à y échapper et devient en juin 1943 un résistant légal du groupe Gabrielli des Francs-tireurs et partisans (FTPF). Il se trouve pris dans le combat des Piles en juin 1944, puis participe à la libération de Périgueux et Angoulême avant d'être dirigé sur le front de l'Atlantique avec le 108e régiment d'infanterie. En Allemagne il est affecté à la garde de prisonniers, puis est démobilisé.

    Laborderie Jean-Pierre En savoir plus

    Jean-Pierre Laborderie est né en mars 1924 au Roc (Lot, canton de Payrac). Son père était pêcheur professionnel sur la Dordogne et sa mère tenait un restaurant au Roc. En 1934, ses parents divorcent et il s’installe en Dordogne avec sa mère, ses sœurs et son frère à Saint-Martial-de-Nabirat (canton de Domme). Sa mère crée une charcuterie dans la commune, et y travaille avec ses enfants. Avec un ami il s’engage dans l’armée de l’air en 1942. Il est dirigé vers Châteauroux (Indre) puis Sainte-Livrade (Haute-Garonne) où il reçoit des rudiments de formation. À Toulouse, grâce à des informations obtenues auprès de certains militaires, il décide de rejoindre l’Espagne. Avec son ami, ils désertent et se rendent à Luchon (Haute-Garonne) puis passent la frontière. Ils sont arrêtés par les gardes civils et retenus car ils n’ont aucun document d’identité. Après de nombreuses semaines ils sont libérés et remis à la Croix-Rouge. Il embarque à bord d’un navire pour l’Afrique du nord et débarque à Casablanca (Maroc) où lui et ses camarades sont attendus par des militaires français. Il est transféré à Rabah puis Alger, où il choisit de s’engager dans les parachutistes. Au début de l’année 1944 il rejoint la Grande-Bretagne. Dès son arrivée il est conduit dans un camp secret de la région de Liverpool pour y être interrogé par les services britanniques. Ces derniers traquent les espions et recueillent des informations sur l’Occupation en France. Puis il est dirigé sur un camp d’entraînement à Ringway (région de Manchester). Avec d’autres Français il suit une instruction intensive, assurée par les britanniques. Sa formation, d’une durée de quatre mois, est fondée sur la maîtrise du saut en parachute, de l’armement et des techniques de type commando. Les futurs parachutistes comprennent rapidement qu’ils vont appartenir à une nouvelle arme, destinée à des missions singulières. À la fin de sa formation, Jean-Pierre Laborderie devient parachutiste du Special air service (SAS) avec la spécialité de tireur d’élite. En août 1944 il est parachuté de nuit en Corrèze sur la commune de Bonnefond, au lieu-dit Chadebec (Corrèze, canton de Bugeat). Cette mission en Corrèze (équipe Jedburgh, mission Marshall), avait pour but le harcèlement et la désorganisation de l’occupant : la garnison d’Égletons est l’objectif désigné pour l’équipe. Retranchée dans une école, elle est sérieusement accrochée et immobilisée durant vingt-quatre heures par les parachutistes SAS et le maquis. L’opération fut un succès, d’autant que l’un des avions de l’ennemi, venu appuyer la garnison, a été abattu par un tireur SAS. Fin 1944, son stick regagne la Grande-Bretagne et poursuit son entraînement avant de participer à une mission en Hollande (mission Amherst, avril 1945) : des unités sont parachutées dans la région du Drenthe, derrière les lignes ennemies, afin de préparer l’avancée des troupes canadiennes en Hollande. Jean-Pierre Laborderie, du 3e SAS, est parachuté dans la région de Assen, aux côtés de son frère Jean-Baptiste qui s’est également engagé au sein des SAS. À la Libération, Jean-Pierre Laborderie est parachutiste instructeur puis parachutiste d’essai.

    Prout Jacques En savoir plus

    Jacques Prout est né en 1925 à Saint-Front-de-Pradoux dans une famille engagée au Parti communiste français. En 1943, il est requis par le Service du travail obligatoire (STO). Il s'engage dans la Résistance des Francs-tireurs et partisans (FTPF) en mars 1944 où il est agent de liaison et de renseignement, également chargé d'assurer le passage des jeunes vers le maquis. Engagé sur le front de l'Atlantique, il participe à l'occupation de l'Allemagne jusqu'en en novembre 1945. Jacques Prout a été maire de Saint-Louis-en-l'Isle durant dix huit ans.

    Seret-Mangold Jean-Paul En savoir plus

    Jean-Paul Seret-Mangold est né en 1924 à Strasbourg. Comme de nombreux réfugiés alsaciens il est évacué en 1940 à Périgueux, où il rejoint l'Organisation de la résistance de l'armée (ORA). En 1942 il devient agent de liaison de l'Armée secrète, dont Charles Mangold, son père, est l'un des responsables en Dordogne. Plus tard, il rejoint le groupe d'Ancel (Diener) qui intègrera la brigade indépendante Alsace-lorraine. Il participe aux combats de Bois-le-Prince (Vosges) et à la libération de Strasbourg avant d'être démobilisé.

    Thouron Roland En savoir plus

    Roland Thouron est né en 1921 dans une famille d'agriculteurs. Lycéen à la déclaration de guerre en 1939, il rejoint la ferme familiale. À l'été 1941, il tient publiquement des propos contre le régime de Vichy, ce qui lui vaudra une condamnation à quinze jours de prison avec sursis (consulter le volet Ressources documentaires, Résistances au quotidien : Chants séditieux à Groléjac). Il est requis par les Chantiers de jeunesse en 1941 et à son retour en 1942, il participe avec son père à l'organisation de mouvements de Résistance, et à des parachutages. Après le débarquement des alliés le 6 juin 1944, il s'engage dans le groupe Bernard de l'Armée secrète (AS) et participe à de nombreuses missions, dont le sabotage de la voie ferrée Toulouse-Paris. Sur le front de l'Atlantique, il ne signe pas d'engagement et reprend les activités agricoles de la ferme familiale en décembre 1944.

  • Description :

    Témoignages sur les parachutages d'hommes et de matériel en Dordogne et Corrèze. Durée : 29 min 10 s.

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    Des Résistants périgourdins évoquent leurs souvenirs des parachutages : les messages à la radio, l'organisation, les terrains, la réception et le camouflage du matériel reçu. Ils évoquent également l'accueil des agents du Special operations executive. Enfin, un parachutiste périgourdin du Special air service parle quant à lui de sa mission en Corrèze.

    Consulter aussi :

    Parachutages

  • Sujet(s) :
    Parachutage
  • Lieu(x) :
    Bourg-d'Abren (commune de Saint-Pierre-d'Eyraud), Cornille, Coursac, Saint-Étienne-de-Puycorbier, Saint-Julien-de-Lampon, Saint-Martin-l'Astier, Sainte-Nathalène, Thiviers
  • Evénement(s) :
    Libération (1944-1945)
  • Personne(s) citée(s) :
    Austin Benton (dit Gaspard), Berlin Jacob (dit Martial), Conte Raymond (dit Ludovic), Gerschel Marc (dit Marc), Lake Peter (dit Jean-Pierre), Pinson Pierre (dit Loiseau)

Photos

Toutes les pistes audio de l'extrait sonore

  • Organisation d'un parachutage en Sarladais - Roland Thouron
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    Roland Thouron parle des préparatifs et de la réception d'un parachutage dans la région de Sainte-Nathalène en octobre 1943.
  • Parachutages à Cornille - André Danède
    En savoir plus
    André Danède parle de la préparation et de la réception de parachutages dans la région de Cornille en 1944.
  • Transport et camouflage du matériel parachuté - Roland Thouron
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    Roland Thouron parle du transport du matériel parachuté à Sainte-Nathalène en octobre 1943 et de son camouflage dans la région de Saint-Julien-de-Lampon. Il évoque également la disparition quelques jours plus tard du produit de ce parachutage, dérobé par d'autres Résistants.
  • Camouflage d'un parachutage à Thiviers - Jeantin Mazière
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    Jeantin Mazière parle d'un parachutage au printemps 1944 à Douyeras, commune de Thiviers, et du camouflage périlleux du matériel.
  • Parachutages en Dordogne centre - Jacques Prout
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    Jacques Prout évoque brièvement des parachutages à Saint-Martin-l'Astier et Saint-Étienne-de-Puycorbier. Il parle également du rôle déterminant des gendarmes.
  • Camouflage du matériel parachuté en Bergeracois - Jacques Cadalen
    En savoir plus
    Jacques Cadalen parle du camouflage et du transport des armes de plusieurs parachutages dans la région de Bergerac au mois de juin 1944.
  • Garde-à-vous Turenne ! - Jean-Paul Seret-Mangold
    En savoir plus
    Jean-Paul Seret-Mangold explique avec humour comment le message "Garde-à-vous Turenne" fut choisi pour annoncer le parachutage de Marc Gerschel, dans la région de Coursac au mois de juillet 1944.

    Pour en savoir plus :
    Consulter le thème "Parachutages" parmi les ressources documentaires, en particulier le document "Les officiers anglais parachutés : reportage de 1944 dans la presse".
  • Parachutage d'un officier britannique - Robert Laporte
    En savoir plus
    Robert Laporte parle du parachutage de Marc Gerschel.

    Pour en savoir plus :
    Consulter le thème "Parachutages" parmi les ressources documentaires, en particulier le document "Les officiers anglais parachutés : reportage de 1944 dans la presse".
  • La mission Jedburgh Ammonia - Roland Thouron
    En savoir plus
    Roland Thouron parle du parachutage des hommes de la mission Ammonia dans la nuit du 9 au 10 juin 1944 dans la région de Sainte-Nathalène.

    Pour en savoir plus :
    Consulter le dossiers documentaire "Une mission Jedburgh : Ammonia".
  • Parachutiste du SAS en Corrèze - Jean-Pierre Laborderie
    En savoir plus
    Jean-Pierre Laborderie parle de son parachutage à Chadebec en Corrèze, dans la nuit du 10 au 11 août 1944. Parachutiste du Special air service (SAS), il était membre de l'équipe Jedburgh Marshall.

    Pour en savoir plus :
    Consulter le dossiers documentaire "Une mission Jedburgh : Ammonia".