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Le groupe AS Marianne et le 26e RI (1) - Robert Laporte

Le témoignage

Robert Laporte (1) - Témoignage intégral
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Robert Laporte est né en mai 1924 dans l’Allier mais a vécu son enfance à Périgueux auprès de son père. Il n’a pas connu sa mère, décédée alors qu’il était enfant. Son père est commerçant à Périgueux où il tient une crèmerie. Au moment de la déclaration de la guerre, Robert Laporte est au lycée Albert Claveille à Périgueux et ne termine pas ses études : il remplace son père à tête de la crémerie familiale en raison de la mobilisation. Au retour de son père, il poursuit son activité de crémier et noue des contacts avec un comptable qui l’incite à distribuer des journaux du mouvement Combat. C’est ainsi qu’il entre dans la Résistance. En 1943 il est affecté à la Compagnie « Jallot » du mouvement Combat, dirigé par Vernois (Charles Mangold) : à la tête d’une sixaine il est chargé des contacts et de l’organisation de la Résistance. On lui propose d’assurer les parachutages à venir, mais refuse en raison de son inexpérience.
Puis, la même année il est mobilisé par les Chantiers de la jeunesse : connu pour son activité de Résistance il est semble t-il protégé par l’encadrement. Il effectue alors une école de cadres et à la fin de cette formation s’échappe des Chantiers de jeunesse pour regagner Périgueux et reprendre son activité de Résistance.
En 1944, il rejoint le groupe Marianne de Vergt (Armée secrète). Chauffeur d’une Renault Juva 4 il effectue des missions de liaison, et fait le récit de l’une d’elle extrêmement périlleuse. En août 1944 dans la région de Vergt, son véhicule qui conduit notamment « Roland » est face à un barrage allemand placé dans un virage : il ne peut éviter le choc. Les occupants du véhicule fuient profitant de la surprise. Seul resté près du véhicule il est la cible d’un tir nourri mais parvient à s’échapper et rejoindre ses camarades. Ils sont cachés dans un château puis rejoignent nuitamment le camp Marianne où on les croit morts.
Puis il fait le récit de l’évacuation d’un camion de la gendarmerie transportant armes et de munitions parachutées, alors que leur poste et attaqué par l’occupant. Il signale le rôle déterminant des gendarmes de Vergt, entièrement acquis à la cause de la Résistance.
À la libération, il est affecté au 26e Régiment d’infanterie reconstitué à Périgueux, avec la fonction d’instructeur. Puis il est en mission sur le front de La Rochelle, où fort de son expérience de maquisard il dirige un peloton qui parvient à surprendre et défaire une offensive allemande.
  • Témoin(s) :
    Laporte Robert En savoir plus

    Robert Laporte est né en 1924 dans l'Allier, et a suivi son père commerçant à Périgueux. Lycéen à la déclaration de guerre, il remplace son père, mobilisé, à la crèmerie. Il distribue des journaux de la Résistance avant de rejoindre l'Armée secrète en 1943. Requis par les Chantiers de jeunesse, il s'échappe pour rejoindre le groupe Marianne de l'Armée secrète, à Vergt. À la libération de la Dordogne il est instructeur au 26e régiment d'infanterie. Dirigé vers le front de l'Atlantique il rejoint Tizi-Ouzou (Algérie) en mai 1945. Il est démobilisé en décembre 1945 et reprend ses activités professionnelles.

  • Description :

    Entretien réalisé le 22 avril 2009 à Trélissac. Durée : 1 h 03 min 31 s

  • Sujet(s) :
    26e régiment d'infanterie, Agent de liaison, Autorité d'occupation, Chantier de la jeunesse, Clandestinité, Combat (mouvement), Gendarmerie, Marianne, groupe (Armée secrète), Mobilisation, Parachutage, Population rurale
  • Lieu(x) :
    Atlantique, poches de l' (1944-1945), Bergerac, Périgueux, Roche-Beaulieu, la (commune d'Annesse-et-Beaulieu), Rochelle, la (Charente-Maritime), Stalingrad, bataille de (1942-1943), Vergt
  • Personne(s) citée(s) :
    Brandstetter Henri (dit Schatzy), Clee Roland (dit Roland), Concha (de) Mathieu (?), Laffont (employé de Préfecture), Mangold Charles (dit Vernois)
  • Cote :
    14 AV 18

Photos

Toutes les pistes audio de ce témoignage

  • Présentation
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    Robert Laporte se présente ainsi que sa famille, et précise qu'en 1939 il était élève au lycée Albert Claveille à Périgueux.
  • La mobilisation de son père en 1939
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    Robert Laporte interrompt ses études afin de s'occuper du commerce de son père, jusqu'à sa démobilisation.
  • Souvenirs de la défaite puis de l'invasion de la zone libre
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    Robert Laporte se souvient de la défaite française et de l'invasion de la zone libre en 1942. Il fait le récit de l'arrivée des officiers allemands à la préfecture de la Dordogne.
  • L'entrée en résistance
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    Les premiers contacts grâce au comptable du commerce familial. Robert Laporte engage une réflexion professionnelle sur la qualité des fromages. Explications et précisions sur les motifs du changement de numéro du 26e régiment d'infanterie en 13e régiment d'infanterie, dans lequel Robert Laporte a servi. Ses premières missions dans la Résistance (distribution du journal Combat).
  • Un parachutage
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    En 1943 il est responsable d'une sizaine et doit reconnaître un terrain de parachutage à La Roche Beaulieu. Récit du parachutage d'un officier britannique avec lequel il travaille.
  • Le mouvement Combat en 1943, souvenirs de Charles Mangold
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    Robert Laporte explique son rôle au sein du mouvement Combat en 1943. Réflexions sur l'effet de la victoire de Stalingrad. Évocation de Charles Mangold.
  • Dans les Chantiers de jeunesse
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    Robert Laporte est affecté au groupement numéro 36 à Sainte-Livrade. La Résistance dans les Chantiers de jeunesse, son évasion puis son retour vers Périgueux.
  • Retour dans la Résistance
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    Il explique comment il reprend contact avec la Résistance et rejoint le groupe Marianne de l'Armée secrète à Vergt. Il parle de ses missions auprès de Schatzy.
  • Un camouflage de carburant
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    Récit du camouflage de bidons d'essence à Saint-Astier puis de leur enlèvement. Robert Laporte souligne le rôle de la population.
  • Attaque du maquis de la Jaumarie
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    Récit de l'encerclement du camp du maquis de la Jaumarie à Vergt par les troupes d'occupation. Il explique comment il parvient à évacuer un camion de gendarmerie contenant un parachutage durant l'assaut. Récit de la reconnaissance effectuée avant l'attaque par un maquisard.
  • Roland Clee
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    Robert Laporte parle de la blessure de Roland Clee (dit Roland).
  • Une mission de liaison périlleuse
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    Récit d'une mission de liaison interceptée par un barrage des forces d'occupation en 1944. Robert Laporte, conducteur du véhicule, ne peut éviter l'accident face aux engins qui barrent la route. Puis il doit affronter un tir nourri avant de s'échapper à travers bois. Il apporte de l'aide à un passager blessé, puis en compagnie de ses camarade il se réfugie dans un château, avec l'aide de son propriétaire. Il fait le récit de leur retour de nuit au poste de commandement de Vergt où on les croit morts. Il souligne le rôle des gendarmes de Vergt.
  • L'ambassadeur autrichien
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    Récit d'une rencontre avec un ambassadeur autrichien résidant en Dordogne afin de négocier la reddition de l'occupant à Périgueux.
  • Au 26e régiment d'infanterie
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    Robert Laporte parle de son passage du groupe Marianne de l'Armée secrète au 26e régiment d'infanterie. L'école des cadres à Périgueux et l'instruction du 3e bataillon du 26e régiment d'infanterie.
  • Combats sur le front de l'Atlantique
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    Les combats du front de La Rochelle et ses fonctions. Récit d'un combat victorieux commandé par Robert Laporte. Évocation du capitaine de Concha.